La visite du président de la République Française Nicolas Sarkozy et de son épouse est considérée en France comme une réussite, provoquant l’engouement du peuple britannique face à un nouveau couple Kennedy. Soit.

Je resterais toutefois sceptique face aux médias français qui encensent la copulation présidentielle de façon un peu trop hâtive.

Voir madame Carla Bruni-Sarkozy habillée – non, grimée, déguisée, travestie – en Jacky Kennedy/Lady Diana/Grâce de Monaco (rayer la mention inutile) démontre une véritable faute de goût dont souffrit sans aucun doute la reine du Royaume-Uni.

Laissons là les médias français qui ne subissent aucun type de pression politico-financière pour nous tourner vers des médias anglais. Médias anglais qui se sont déjà gaussés de la venue du « french president bling bling » Nicolas Sarkozy en publiant à la une de tous les journaux l’image de la nudité de sa tendre épouse. Tendre épouse qui a déjà besognée durement en Angleterre (Mick Jagger a déjà fait les frais de la hyène).

Le Daily Mail se gausse de la hyène en chaleur que constitue la première dame de France. On ne manque pas de remarquer sa très grande élégance : trois ensemble Dior en une journée. Son élégance toute française est toutefois grandement ternie par son image indélébile de femme fatale, passant d’un lit à l’autre, et on ne manque pas de l’accuser de faire son propre cinéma. Effectivement, se déguiser de la sorte n’est pas bien intelligent, surtout avec de telles casseroles. On souligne bien les poses de mode qu’elle prend lorsque son époux monte à la tribune pour un discours mirobolant. Les poses, parfaitement étudiées pour toujours paraître à son avantage dans la presse people (ou politique, mais on ne fait plus réellement de différence).

Alors comment peut-on oser amener une femme de si peu de vertu devant Sa Majesté la reine Elisabeth, qui règne sur plus de cent millions de sujet à travers le monde, chef de l’Eglise Anglicane et autres titres mirobolants que ne pourrait jamais en rêver un nobliau hongrois chassé par des paysans communistes ?

Après tout, il a bien amené Bigard devant le Pape, alors pourquoi pas une courtisane devant la Reine ?

Ce qui est sûr, c’est que les voisins outre-manche des français ont de quoi être consternés (ou de se tordre de rire).

Dans l’Antiquité grecque, il y’avait une courtisane, Phryné de Thespies était son nom. Sa beauté et sa grâce étaient célèbres, mais voir la chair vivante de celle qui prêtait ses traits à la chair d’Aphrodite était un privilège très rare.

La courtisane d’aujourd’hui au contraire se montre nue et c’est un exploit salué de la voir habillée !

On est loin du bain pris par Phryné lorsqu’elle devait se baigner dans le Céphise, et que dire lorsque son proxénète de mari la présenta à la presse et d’un air goguenard dire : « vous avez chaud ? », de voir sa catin se déshabiller de son manteau sous son ordre.

Le scélérat gagne là sa mise et sans doute comme Hypéride tente d’assurer sa défense non par de beaux discours, car il en est incapable, mais en montrant là son dernier atout : les charmes de sa femme.

Hypéride arrachant le peplos de Phryné devant l’Aréopage donna un beau tableau de Gérôme ; Nicolas Sarkozy présentant sa Carla donna une belle image de la France par Paris-Match.

Il n’y a vraiment pas là de quoi être fier : là où Phryné fut une véritable hétaïre, Carla Bruni n’est qu’une porné, c’est Messaline qui épouse Claude.


Hypéride était un piètre avocat…


… Sarkozy dispose d’encore moins d’éloquence

 

 

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