CAP. VI – De la folie
9 juillet, 2008
Ségolène Royal est-elle folle ? Telle est la question que de nombreux français doivent se poser. Après tout, dans cette France de Sarkozy, il faut être fou pour affirmer vouloir gouverner sans les puissances de l’argent, il faut être fou pour oser critiquer le pouvoir et la pensée unique, il faut être fou pour se tenir ainsi devant un dictateur.
Le climat de paranoïa qui règne au sein de l’entourage de Ségolène Royal lui est bien réel ; après tout, que l’on trouve le moyen de mettre à sac votre résidence, surveillée par ces mêmes R.G. sous les mêmes ordres de ce Sarkozy alors même qu’il n’était pas encore au faîte du pouvoir – on n’ose imaginer alors ce qu’il en est maintenant – on doit s’étonner que l’enquête piétine.
La véritable folie, c’est de croire que les petites mascarades et les mensonges berneront tous les français. La masse crédule marche assez bien à cette sorte de démagogie dont participe la fameuse « union sacrée » de l’Etat français pour une politicienne colombienne. Il faut croire que Jack Lang fait lui-même parti intégrante des masses crédules et qu’il prendra prochainement sa carte à l’UMP (sans aucun doute le seul parti autorisé).
Depuis plus d’un an la France est dirigée par un homme sordide aux idées obscures, un homme qui se montre proche des puissances de l’argent, des hommes adorateurs de la guerre tels que Bush, des amitiés particulières avec ce qu’il y’a de moins honorables comme serviteur de l’Etat allié avec une conception douteuse de l’Etat français et de la laïcité.
Un homme ainsi fait est un fou. Pire qu’un fou un traître. Et c’est peut-être folie que de demander sous sa dictature sa démission immédiate à la présidence de la Nation.
Parce que traiter Ségolène Royal de folle, c’est encore ce qu’il y’a de mieux à faire pour dissimuler les carences de ce gouvernement avec trop de corps et une seule tête.
Son bilan qui ne se passe que sur des mesurettes, son manque d’audace face aux crises qui touche l’économie, ses déconvenues tant au plan de ses relations à l’étranger qui se déroulent à l’égard de tout les pays – la Libye, Israël, l’Iran, la Russie et récemment encore le Japon – et ses très célèbres extravagances indignes de l’héritage de De Gaulle.
L’inversion des rôles, c’est sans doute la méthode favorite de cet homme, car celui que tout le monde reconnaît pour un sociopathe colérique et exigeant, c’est bien le même qui est à la tête de l’Etat. Les français encore conscient se rendent bien compte où se trouve la folie ; des stylos à 1.000 euros l’unité au ministère de la Justice, un cuisinier trois étoiles à Matignon et une hausse des prix spectaculaire à l’Elysée : on n’a plus vu une telle débauche depuis Caligula. la Messaline du XXIe siècle prévoit même de déplacer le centre du pouvoir à Saint-Cyr, en face de la tour Eiffel ; le champs de Mars sera aussi réquisitionné ?
On se plaignait que Caligula aurait voulu nommer sénateur son cheval. Sarkozy a bien nommé Koucher aux Affaires étrangères et Rachida Dati à la Justice. C’est un bon début.
Je ne suis pas spécialement pour Ségolène Royal, et franchement, si c’était elle la présidente à cet instant, elle ne fera pas mieux que Sarkozy, mais elle le fera avec plus de retenue (la même que pour la fameuse justice chinoise), et ne compromettra pas l’Etat avec les puissances de l’argent dénoncées bien avant cette citation de Mitterrand par Royal. Non, elle n’aurait pas fait mieux, mais avec certainement moins de folies, plus de dignité : une dernière notion qui manque à l’actuel président.
Reconnaissons que de tout les politiciens français actuel, Ségolène Royal, même si elle n’est pas à elle seule la panacée de la République, à le mérite de désigner la dictature là où personne n’a assez d’assurance pour la remarquer. Faisons lui l’éloge de cette folie.